Les 4 grandes tendances qui façonneront le marché des copropriétés à Toronto en 2026
7 mai 2026
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Si vous suivez l’évolution du marché immobilier à Toronto, vous avez sans doute remarqué un changement de tendance cette année. Après quelques années de fluctuations post-pandémiques, le marché des copropriétés a retrouvé un rythme plus équilibré et stable. Bien que l’activité ait légèrement repris par rapport à 2025, le changement le plus notable ne réside pas seulement dans le volume des ventes, mais aussi dans le comportement du marché lui-même.
Des données récentes confirment cette transition. Selon l’Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage du premier trimestre 2026, le prix médian d’un appartement en copropriété dans la région du Grand Toronto a baissé de 6,5 % d’une année à l’autre pour s’établir à 658 000 $, mais est resté relativement stable d’un trimestre à l’autre, avec une hausse de 0,3 %. Dans la ville de Toronto, le prix médian a baissé de 3,8 % d’une année à l’autre pour s’établir à 660 600 $, et a augmenté de 3,7 % par rapport au quatrième trimestre 2025.
Alors que l’offre de logements continue de s’accumuler, les conditions restent favorables aux acheteurs, mais le rythme du marché s’est ralenti. Les décisions sont prises de manière plus réfléchie, l’accent étant mis sur la valeur à long terme plutôt que sur des transactions rapides.
Si vous envisagez d’acheter ou de vendre un appartement en copropriété cette année, voici quatre tendances clés qui façonnent le marché immobilier de Toronto et qu’il convient de garder à l’esprit.
1. Les acheteurs ont davantage de marge de manœuvre pour négocier
Les acheteurs restent en position de force, grâce à une offre de logements plus importante et à un choix plus large sur l’ensemble du marché. Contrairement aux années précédentes, où l’offre limitée alimentait une concurrence acharnée, le contexte actuel semble bien moins concurrentiel.
Avec un choix plus large, les acheteurs prennent leur temps, comparent les biens et négocient avec davantage d’assurance. Les offres sous condition se multiplient, et l’accent est clairement mis sur la recherche d’un bon rapport qualité-prix, en particulier dans les segments où l’offre est la plus importante.
Même si les transactions se poursuivent à un rythme soutenu, le processus semble désormais plus réfléchi. Dans l’ensemble, les acheteurs disposent d’une plus grande marge de manœuvre et d’une plus grande liberté pour prendre les décisions qui leur semblent les plus judicieuses.
2. L’offre de logements se concentre dans des immeubles de petite taille appartenant à des investisseurs
L’une des caractéristiques les plus marquantes du marché actuel des copropriétés à Toronto ne réside pas seulement dans le volume de l’offre de logements, mais aussi dans la nature de cette offre. Une grande partie des annonces concerne des copropriétés de petite taille, notamment des studios et des appartements d’une chambre.
Une grande partie de cette offre provient de biens immobiliers détenus par des investisseurs. Les coûts d’emprunt restant relativement élevés et la hausse des loyers marquant le pas, certains investisseurs choisissent de vendre, ce qui augmente le nombre de logements abordables sur le marché.
En même temps, la demande n’a pas suivi le rythme. Les petits appartements, en particulier ceux dont l’agencement est moins pratique ou qui se trouvent dans des immeubles où les investisseurs sont nombreux, mettent plus de temps à se vendre et sont généralement plus sensibles aux variations de prix.
Parallèlement, les logements plus spacieux et plus fonctionnels continuent de susciter l’intérêt. Les appartements de deux chambres, les formules « une chambre plus coin détente » et les appartements en copropriété dotés d’une place de parking ou d’un espace pouvant servir de bureau à domicile suscitent un intérêt croissant, ce qui témoigne d’une tendance vers la fonctionnalité, la flexibilité et la qualité de vie à long terme.
3. Les premiers acheteurs et les propriétaires occupants montrent la voie
L’un des changements les plus marquants de 2026 est la présence croissante des propriétaires occupants, en particulier ceux qui font leur entrée sur le marché pour la première fois.
Avec des prix en baisse par rapport à l’année dernière et une offre de logements plus importante à des prix abordables, l’accès à la propriété commence à sembler à la portée des acheteurs qui s’étaient mis en retrait, car la baisse des prix des appartements réduit l’écart entre les loyers et les mensualités hypothécaires.
Le profil de l’acheteur d’appartement en copropriété d’aujourd’hui se précise également. Beaucoup ont entre 25 et 35 ans et travaillent dans des secteurs tels que la finance, les technologies, la santé et les services professionnels. Certains achètent seuls, d’autres en couple, et dans de nombreux cas, le soutien de leur famille les aide à se lancer.
En fin de compte, tout se résume au mode de vie, à la fonctionnalité et à l’emplacement. Des éléments tels qu’un espace de travail dédié à domicile, l’accès aux transports en commun, la facilité de déplacement à pied et la proximité des commodités constituent des critères essentiels pour les acheteurs d’appartements en copropriété d’aujourd’hui. Des quartiers bien établis tels que Yonge et Eglinton, King West, le Distillery District et le St. Lawrence Market continuent de susciter un vif intérêt grâce à leur accessibilité et à leur esprit communautaire.
4. L’activité des investisseurs est en train de redéfinir la dynamique de l’offre
La participation des investisseurs reste un élément important du marché des copropriétés à Toronto, mais elle évolue en fonction de l’instabilité des conditions financières.
De nombreux propriétaires ayant acheté leur logement dans le contexte de taux bas de 2020 et 2021 doivent aujourd’hui renouveler leur prêt immobilier à des taux nettement plus élevés. Pour certains, en particulier ceux qui possèdent des logements de petite taille et dont les marges sont plus serrées, cela les incite à revoir leur situation et, dans certains cas, à prendre la décision de vendre.
Cela a entraîné une augmentation du nombre de logements appartenant à des investisseurs mis sur le marché, en particulier dans le segment d’entrée de gamme, ce qui a contribué à l’augmentation globale de l’offre de logements.
Cependant, tous les investisseurs ne se précipitent pas pour se retirer. Certains préfèrent conserver leurs propriétés et attendre que les conditions s’améliorent, plutôt que de vendre à un prix inférieur. Cette hésitation engendre quelques tensions, certaines offres restant plus longtemps sur le marché ou étant retirées puis remises en vente.
Dans l’ensemble, ces forces contraires conduisent à un marché de plus en plus segmenté, où les prix et la demande peuvent varier considérablement en fonction du type de logement, de l’immeuble et de l’emplacement.
Perspectives pour le marché des copropriétés à Toronto en 2026
À l’avenir, le marché des copropriétés de Toronto devrait suivre une trajectoire stable et équilibrée jusqu’à la fin de l’année.
Les marchés du printemps et de l’été devraient évoluer sans surprise majeure. Les coûts d’emprunt restant relativement stables et la confiance des acheteurs revenant progressivement, l’activité devrait rester soutenue, bien que plus modérée. Les acheteurs adoptent une approche réfléchie, privilégiant la valeur à long terme plutôt que de prendre des décisions précipitées.
Les prix continueront de dépendre du type de logement. Les appartements plus petits et plus standardisés, en particulier dans les immeubles où les investisseurs sont nombreux, pourraient continuer à subir une certaine pression à la baisse. En revanche, les logements bien conçus et fonctionnels situés dans des emplacements prisés devraient conserver leur valeur, soutenus par une demande constante de la part des acquéreurs finaux.
Du côté de l’offre, les livraisons de nouveaux appartements en copropriété se poursuivront à un rythme similaire à celui de l’année dernière, ce qui maintiendra les niveaux d’offre de logements à un niveau élevé à court terme. L’offre existante sera progressivement absorbée, ouvrant la voie à un resserrement du marché en 2027 et 2028. En conséquence, les acheteurs pourraient être confrontés à une concurrence accrue pour un parc immobilier plus limité à l’avenir, ce qui reflétera l’impact de la baisse actuelle des niveaux de construction.
Bien que la baisse des frais de développement soutienne l’offre future, l’effet prendra du temps. Entre-temps, les coûts de construction élevés continuent d’influencer le type et le moment des projets bâtis.
Dans l’ensemble, le marché des copropriétés à Toronto entre dans une phase plus stable et plus durable. Avec un choix plus large, des conditions plus équilibrées et une part croissante de la demande provenant des acquéreurs finaux, le marché se caractérise de plus en plus par des décisions mûrement réfléchies et éclairées plutôt que par l’urgence.