Les ventes résidentielles reculent en septembre au Canada sur fond de hausse des taux hypothécaires fixes : ACI
16 octobre 2026
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En septembre, le marché immobilier canadien a fait un pas en arrière : les ventes résidentielles, les nouvelles inscriptions et les prix ont tous légèrement reculé à l’échelle nationale, selon le plus récent rapport de l’Association canadienne de l’immobilier (ACI). Ce recul met fin à quatre mois de progrès modestes et survient à la suite d’un nouveau bond des taux hypothécaires fixes au début du marché d’automne.
Les ventes et les nouvelles inscriptions en baisse
Le nombre de propriétés vendues sur les systèmes MLSMD canadiens a diminué de 2,3 % d’août à septembre.
Les nouvelles inscriptions ont fléchi de 1,8 % d’un mois à l’autre. Elles reprennent ainsi leur tendance à la baisse après un rebond en août. De manière générale, la nouvelle offre est en recul depuis le début de 2025. Comme la baisse des ventes a à peine dépassé celle des nouvelles inscriptions, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a légèrement diminué, passant de 49,1 % en août à 48,8 % en septembre. La moyenne à long terme de ce ratio est de 54,7 %. On parle généralement d’un marché équilibré lorsque ce ratio se situe entre 45 % et 65 %.
« Après quatre mois marqués par une légère amélioration de la demande, de l’offre et des prix, de nombreux marchés de l’habitation canadiens ont enregistré un recul en septembre. Ce n’est guère surprenant, compte tenu du récent bond des taux hypothécaires fixes et des prévisions largement répandues selon lesquelles la Banque du Canada annoncera une hausse de ses taux avant la fin de l’année, a déclaré Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI, dans le rapport. Alors que l’abordabilité du logement est déjà mise à rude épreuve, la grande question qui se pose désormais est de savoir jusqu’où la Banque devra aller pour contenir l’inflation l’année prochaine. Tant que la situation restera floue, cette nouvelle vague d’incertitude risque d’inciter certains acheteurs à retourner en position d’attente. »
Un inventaire proche des normes historiques
Un peu plus de 200 000 propriétés étaient inscrites à la vente dans l’ensemble des systèmes MLS canadiens à la fin de septembre, un résultat légèrement supérieur à la moyenne à long terme et en hausse de 1,8 % par rapport à la même période l’an dernier. Dans l’ensemble, l’offre est demeurée stable, à des niveaux conformes à la moyenne historique, depuis le printemps 2025.
À l’échelle nationale, on comptait 4,9 mois d’inventaire à la fin de septembre, une légère hausse par rapport à l’été, conforme à la moyenne à long terme de cinq mois. Sur la base d’un écart-type au-dessus et au-dessous de cette moyenne, un marché favorable aux vendeurs serait inférieur à 3,6 mois d’inventaire, tandis qu’un marché favorable aux acheteurs serait supérieur à 6,4 mois.
« Comme nous l’avons constaté plus tôt cette année lorsque le marché du printemps a coïncidé avec une hausse des taux hypothécaires, le début du marché d’automne s’accompagne lui aussi d’une hausse encore plus marquée des taux fixes, a déclaré Garry Bhaura, président de l’ACI, dans le rapport. Même si cette situation complique la tâche des acheteurs potentiels en ce qui concerne les prêts hypothécaires, elle pourrait également leur offrir les avantages de choisir parmi un plus grand nombre de propriétés et de gagner en pouvoir de négociation. Pour les vendeurs, il sera d’autant plus important de bien réfléchir aux prix à demander. »
Les prix reculent légèrement après quatre mois de stabilité
L’Indice des prix des propriétés MLS (IPP MLS) composé national a diminué de 0,4 % d’août à septembre. Ce recul, qui fait suite à quatre mois de stabilité des prix, reflète une nouvelle baisse en Ontario, où la demande s’est affaiblie en septembre, ainsi que la modération continue des hausses de prix dans les Prairies, au Québec et sur la côte Est, qui contrebalançaient jusque-là ce recul.
D’une année à l’autre, l’indice non désaisonnalisé a baissé de 3,4 % comparativement à septembre 2025. C’est la première fois depuis janvier que la baisse annuelle s’accentue.
Le prix moyen non désaisonnalisé des propriétés à l’échelle nationale s’établissait à 666 538 $ en septembre 2026, en baisse de 1,6 % par rapport au même mois l’an dernier.