Les marchés canadiens des chalets prêts pour la croissance en 2026 malgré les incertitudes économiques
Le prix médian d’une maison unifamiliale dans les régions récréatives du Canada devrait augmenter de 4,0 % cette année.
26 mars 2026
10 mins. de lecture
Les longs week-ends au bord du lac, les matins paisibles sur le quai et les soirées au bord de l’eau approchent à grands pas, incitant de nombreux Canadiens à se demander si 2026 est le moment idéal pour investir dans un chalet.
Bien que l’incertitude économique continue d’influencer les décisions des consommateurs, la demande pour des propriétés dans les régions récréatives les plus prisées du Canada demeure stable. Alors qu’un nombre croissant de Canadiens privilégient les escapades à proximité, la vigueur de la demande, jumelée à un inventaire limité, devrait soutenir une croissance modeste des prix sur le marché des résidences secondaires tout au long de l’année.
Selon le récent Rapport 2026 de Royal LePage sur les propriétés récréatives de printemps, le prix médian d’une maison unifamiliale dans les régions récréatives du Canada devrait augmenter de 4,0 % en 2026 pour atteindre 604 552 $,1 par rapport à 2025. Malgrés la prudence persistante des consommateurs dans un contexte de tensions économiques et politiques, l’offre de logements restreinte par rapport à la demande devrait exercer une légère pression à la hausse sur le prix des propriétés récréatives au cours de l’année à venir.
« Les préoccupations liées à l’état des affaires mondiales pèsent certainement sur l’esprit de nombreux Canadiens à l’heure actuelle, y compris les acheteurs de propriétés récréatives, et elles modèrent la demande dans certaines régions du pays. Parallèlement, l’offre limitée soutient la hausse des prix dans de nombreux marchés », a déclaré Phil Soper, président et chef de la direction, Royal LePage. « Les nouveaux développements dans ces régions demeurent relativement rares, et de nombreuses propriétés sont conservées précieusement par les familles d’une génération à l’autre. Cette rareté préserve l’exclusivité de ces marchés et assure la stabilité des prix, même lorsque les acheteurs se montrent prudents. »
En 2025, le prix2 médian pondéré d’une maison unifamiliale dans les régions canadiennes de propriétés récréatives a augmenté de 4,3 % d’une année sur l’autre pour atteindre 581 300 $. Par type de propriété, le prix médian pondéré d’une propriété unifamiliale au bord de l’eau a diminué de 5,2 % d’une année sur l’autre pour atteindre 717 600 $ en 2025, tandis que le prix médian pondéré d’une copropriété standard a augmenté de 2,1 % pour atteindre 418 600 $ au cours de la même période.
« Plusieurs années se sont maintenant écoulées depuis l’époque de la « ruée vers l’or » de la pandémie, qui a vu le prix des propriétés récréatives grimper à un rythme record. Aujourd’hui, le marché s’est stabilisé, une appréciation des prix à un chiffre étant devenue la norme dans la plupart des régions », a déclaré Soper. « Bien que les ventes et les prix des propriétés au bord de l’eau aient légèrement fléchi en Ontario et en Colombie-Britannique, ce type de terrain est structurellement limité, et le nombre de résidences pouvant être construites le long de ces rives est limité. Cette rareté intrinsèque continue de soutenir le prix des propriétés dans ce segment. »
Selon une enquête menée auprès de professionnels du marché immobilier récréatif de Royal LePage à travers le pays, près de la moitié (52 %) ont signalé une demande similaire de la part des acheteurs pour les propriétés récréatives par rapport à la même période l’année dernière, alors que 26 % ont signalé une diminution de la demande. Parallèlement, 61 % des répondants ont indiqué que le nombre moyen de jours sur le marché a augmenté dans leur région par rapport à l’année précédente. En ce qui concerne l’offre, 48 % des experts ont observé un inventaire similaire à celui de l’an dernier, tandis que 28 % ont signalé une diminution de l’inventaire des propriétés disponibles.
La mentalité « J’achète canadien » renforce la demande du marché
Dans un contexte de tensions économiques et politiques persistantes avec les États-Unis, de nombreux Canadiens continuent de réagir aux tarifs douaniers et à la rhétorique du « 51e État » avec leur portefeuille, orientant leurs dépenses vers les produits, les services et les lieux de villégiature nationaux. Les voyages des Canadiens aux États-Unis continuent de baisser : selon Statistique Canada, les voyages aller-retour vers les États-Unis ont reculé de 14,5 % en février 2026, par rapport au même mois en 2025.3
De nombreux Canadiens se tournent de plus en plus vers le nord de la frontière pour leurs projets de refuges récréatifs, privilégiant des destinations nationales où ils peuvent éviter les fluctuations du taux de change et les sources de stress géopolitique.
En 2026, 40 % des experts en propriétés récréatives ont indiqué que le mouvement « J’achète canadien » a entraîné une hausse des demandes de renseignements de la part d’acheteurs nationaux pour l’immobilier récréatif dans leur secteur. De même, 13 % des experts ont signalé une augmentation du nombre d’acheteurs interprovinciaux dans leur région par rapport à la même période l’an dernier, tandis que 54 % ont rapporté un volume approximativement identique à celui d’il y a un an.
« Les Canadiens délaissent leurs escapades transfrontalières habituelles au profit de destinations locales, échangeant le littoral de la Floride pour les lacs de l’Ontario, ou les déserts de l’Arizona pour les forêts de la Colombie-Britannique. Une étude que nous avons menée au milieu de 2025 indiquait que 54 % des Canadiens possédant une propriété aux États-Unis prévoyaient de la vendre, et que bon nombre d’entre eux avaient l’intention de réinvestir ces fonds dans l’immobilier canadien. Cela pourrait donner un élan significatif au marché des chalets, des refuges et des résidences secondaires », a déclaré Soper.
Les destinations récréatives du Canada continuent de susciter un intérêt à l’échelle internationale. Un tiers (33 %) des experts en propriétés récréatives ont signalé une augmentation du nombre d’acheteurs américains s’informant sur l’immobilier récréatif dans leur région au cours de la dernière année.
Faits saillants du Rapport :
- Les marchés récréatifs du Canada devraient connaître une hausse du prix des maisons unifamiliales en 2026, le Manitoba et la Saskatchewan devraient enregistrer les niveaux d’appréciation les plus élevés, à 5,5 %.
- Les maisons unifamiliales dans les provinces de l’Atlantique ont enregistré la plus forte appréciation de prix annuelle en 2025, avec une hausse de 11,8 %.
- 35 % des experts du marché des propriétés récréatives de Royal LePage ont signalé une augmentation du nombre de résidents à temps plein retournant vers les centres urbains au cours de la dernière année.
1Les prévisions nationales et provinciales de Royal LePage sont des médianes pondérées basées sur un modèle pondéré utilisant les ventes dans chaque région.
2Les prix médians pondérés nationaux et provinciaux de Royal LePage sont basés sur un modèle pondéré utilisant les ventes dans chaque région.
3Indicateur avancé des arrivées internationales au Canada, février 2026, Statistiques Canada, le 10 mars 2026