Le marché immobilier canadien montre des signes de stabilisation en mai
18 juin 2026
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Le marché immobilier canadien a donné des signes encourageants en mai 2026, avec une accélération des ventes de logements et les prix qui affichent leur plus grande stabilité depuis plus d’un an, selon le dernier rapport de l’Association canadienne de l’immobilier (ACI). Bien que le marché ne soit pas encore revenu à un équilibre général, les dernières données indiquent une évolution progressive ayant des implications concrètes tant pour les acheteurs que pour les vendeurs.
Les ventes immobilières progressent alors que le nombre de nouvelles annonces recule
Les ventes de logements enregistrées sur les systèmes MLS canadiens ont augmenté de 5,5 % en glissement mensuel en mai 2026, une hausse notable qui témoigne d’un regain d’activité de la part des acheteurs. Dans le même temps, les nouvelles annonces ont reculé de 1 % sur la même période.
La combinaison d’une hausse des ventes et d’une baisse des nouvelles mises en vente a entraîné une augmentation du ratio national « ventes/nouvelles mises en vente », qui est passé à 49,2 %, contre 46,2 % en avril. À titre de référence, la moyenne à long terme de ce ratio s’établit à 54,8 %, des valeurs comprises entre environ 45 et 65 % étant généralement considérées comme le signe d’un marché immobilier équilibré. Le chiffre de mai place le marché national en plein cœur de cette fourchette d’équilibre, même s’il se situe toujours dans la partie basse de celle-ci.
« La hausse des ventes à l’échelle nationale entre avril et mai touche l’ensemble du pays, mais elle est principalement attribuable à l’Ontario, ce qui suggère que le remboursement de la TVH sur les nouvelles constructions n’a peut-être détourné que brièvement l’attention des acheteurs du marché des propriétés existantes, a déclaré Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI. Bien qu’il s’agisse du premier mois de 2026 où l’on observe une dynamique haussière significative de la demande globale, les conditions sous-jacentes s’améliorent depuis un certain temps déjà. Les attentes des vendeurs et des acheteurs se rapprochent de plus en plus, comme en témoignent le resserrement du ratio prix d’inscription/ prix de vente et la légère baisse du nombre de jours sur le marché. Par conséquent, les prix se sont largement stabilisés après un certain fléchissement en début d’année. »
Le niveau de l’inventaire reste stable
Fin mai 2026, un peu plus de 200 000 biens immobiliers étaient proposés à la vente sur l’ensemble des réseaux MLS canadiens, sur une base non corrigée des variations saisonnières. Ce chiffre est inchangé par rapport à l’année précédente, même s’il reste inférieur de 2,8 % à la moyenne à long terme pour cette période de l’année.
Le nombre de mois sur le marché – un indicateur clé permettant d’estimer le temps qu’il faudrait pour écouler l’offre actuelle au rythme de vente actuel – est tombé à 4,8 mois à l’échelle nationale, contre 5,1 mois en février, mars et avril. Le marché se rapproche ainsi très fortement de sa moyenne à long terme, qui est de cinq mois.
Les prix de l’immobilier montrent des signes de stabilisation
L’indice national composite MLS des prix immobiliers a légèrement reculé de 0,1 % en glissement mensuel en mai. À l’exception du mois d’avril, il s’agit de la plus faible baisse mensuelle enregistrée depuis janvier 2025, ce qui constitue un signe significatif indiquant que le ralentissement des prix pourrait toucher à sa fin.
Cette tendance à la stabilisation va dans le sens d’autres indicateurs du marché. Le rapport entre le prix de vente et le prix demandé s’est resserré, et la durée de mise en vente a légèrement diminué ces derniers mois, deux éléments qui témoignent d’un raffermissement de la demande. La stabilisation des prix est largement considérée comme une condition préalable essentielle pour que les acheteurs, qui se tenaient jusqu’à présent à l’écart, recommencent à revenir en nombre sur le marché.
Sur une base annuelle, l’indice composite national MLS HPI, non corrigé des variations saisonnières, a reculé de 4,1 % par rapport à mai 2025. Il s’agit de la plus faible baisse annuelle enregistrée à ce jour en 2026, ce qui confirme la tendance générale d’un marché qui retrouve ses marques.
Au niveau régional, la situation reste contrastée. Les prix sont toujours en baisse par rapport à l’année dernière en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, même si ces baisses sont compensées par des hausses de prix dans d’autres provinces du pays.
Le prix moyen des propriétés au niveau national dépasse les 700 000 dollars
Le prix moyen national des logements, non corrigé des variations saisonnières, a atteint 702 079 dollars en mai 2026, soit une hausse de 1,5 % par rapport au même mois de l’année précédente. Il s’agit du prix moyen mensuel le plus élevé enregistré au niveau national depuis deux ans, et c’est la première fois en 23 mois que ce prix dépasse le seuil des 700 000 dollars.
« À l’instar de la météo dans de nombreuses régions du Canada cette année, le marché printanier semble avoir pris environ un mois de retard, mais les chiffres de mai ne laissent guère de doute sur le fait que l’activité reprend désormais, a déclaré Garry Bhaura, président de l’ACI. La transition entre mai et juin est généralement la période la plus active de l’année; le marché se renforce donc actuellement au moment le plus occupé de l’année. »
Ce que cela implique pour l’avenir
Dans l’ensemble, les données du mois de mai dressent le portrait d’un marché immobilier en pleine transition. Les ventes reprennent, la baisse des prix s’atténue et le prix moyen national a atteint son plus haut niveau depuis deux ans. Bien que des disparités régionales persistent, notamment en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, où les prix restent sous pression par rapport à l’année précédente, la tendance générale suggère que le marché s’oriente vers une situation plus stable.
Foire aux questions
Le marché immobilier canadien est-il équilibré à l’heure actuelle ? Au niveau national, oui. Avec un stock correspondant à 4,8 mois et un ratio ventes/nouvelles annonces de 49,2 %, le marché se situe dans la fourchette généralement considérée comme équilibrée, même si la situation varie d’une région à l’autre.
Les prix de l’immobilier sont-ils à la hausse ou à la baisse au Canada ? Les prix se stabilisent. L’indice composite national MLS HPI n’a reculé que de 0,1 % en glissement mensuel en mai 2026, tandis que le prix moyen national des logements a augmenté de 1,5 % en glissement annuel pour s’établir à 702 079 dollars.
Dans quelles provinces les prix de l’immobilier continuent-ils de baisser ? La Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario continuent d’enregistrer des baisses de prix d’une année sur l’autre, tandis que les autres provinces affichent des hausses.
Que révèle le nombre de mois d’inventaire aux acheteurs et aux vendeurs? Il estime le temps qu’il faudrait pour écouler les biens actuellement en vente, au rythme actuel des ventes. Un chiffre inférieur à 3,6 mois indique généralement un marché favorable aux vendeurs, tandis qu’un chiffre supérieur à 6,4 mois signale un marché favorable aux acheteurs. À 4,8 mois, le marché canadien se situe proche de son équilibre à long terme.