Alors que les électeurs se rendront aux urnes la semaine prochaine, les préoccupations liées au logement sont au cœur des priorités de nombreux Québécois. Selon un récent sondage de Royal LePageMD, mené par Burson1, plus du tiers (35 %) des adultes de la province de Québec classent l’offre et l’abordabilité du logement parmi les trois principaux enjeux électoraux de cette élection provinciale. Sans surprise, cette proportion est encore plus élevée chez les plus jeunes électeurs, grimpant à 45 % chez les Québécois de la génération Z. 

Selon le sondage, les enjeux liés au logement occupent également une place importante chez les personnes qui ne possèdent pas de propriété. Parmi les locataires, 58 % des répondants affirment que l’offre et l’abordabilité du logement se classent parmi les trois enjeux majeurs, comparativement à seulement 19 % des propriétaires. 

« Les résultats de ce sondage confirment que les préoccupations liées au logement influencent la façon dont les jeunes Québécois envisagent de voter, ce qui en dit long sur l’avenir qu’ils envisagent pour eux-mêmes », affirme Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, développement des affaires, chez Royal LePage. « Si l’accès à un logement – que ce soit à titre de propriétaire ou de locataire – semble de plus en plus hors de portée, cela pourrait influencer la façon dont les membres de notre plus jeune génération abordent les décisions importantes de leur vie lorsqu’ils planifient leur avenir. »

Les électeurs ont plusieurs autres préoccupations majeures qui pourraient influencer l’issue de cette élection provinciale. Lorsqu’on leur a demandé d’identifier les enjeux qu’ils aimeraient voir priorisés par le prochain gouvernement du Québec, le coût de la vie et l’inflation arrivent au premier rang (74 %), suivis des soins de santé et des services sociaux (68 %).

Le coût de la vie et l’inflation, principal enjeu électoral pour les électeurs

Lorsqu’on leur a demandé quels enjeux électoraux étaient les plus importants dans l’ensemble, 42 % des électeurs ont choisi l’habitation, derrière la hausse du coût de la vie (78 %), la santé (73 %) et l’éducation (45 %). Les Québécois se disent également préoccupés par les dépenses gouvernementales (38 %), les enjeux environnementaux (32 %) ainsi que la langue et la culture (30 %). Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse à cette question.

« Ces résultats reflètent une réalité plus large : aucune élection provinciale ne se joue sur un seul enjeu, et celle-ci, qui se déroule dans un contexte de tensions commerciales internationales persistantes et d’incertitude économique, ne fait pas exception. L’habitation demeure toutefois un facteur important pour les électeurs », a noté St-Pierre.

La politique en matière d’habitation a été un sujet central des débats des chefs tout au long de cette campagne. Lorsqu’on leur a demandé si la position d’un parti ou d’un candidat sur la crise actuelle de l’offre et de l’abordabilité en habitation influencerait leur vote lors de la prochaine élection, 42 % de l’ensemble des répondants ont répondu oui. Encore une fois, les plus jeunes électeurs affichent une proportion plus élevée que la moyenne provinciale, avec 66 % des répondants de la génération Z ayant répondu oui. Dans l’ensemble, 36 % des électeurs affirment que cela n’influence pas leur vote, tandis que 22 % sont incertains ou préfèrent ne pas répondre.

Le coût des loyers, une préoccupation majeure

Parmi toutes les provinces canadiennes, le Québec affiche de loin la plus forte proportion de locataires. Et l’habitation constitue un enjeu électoral important pour ce segment de la population. Lorsqu’on leur a demandé quel enjeu provincial en matière d’habitation les préoccupait le plus, 47 % des locataires du Québec ont choisi la hausse annuelle des loyers, suivie de la difficulté à trouver une location abordable (25 %).

« Se loger est un besoin fondamental, et pour une grande partie des Québécois – particulièrement les locataires et les jeunes électeurs – l’engagement d’un parti à s’attaquer à l’abordabilité en habitation pèsera dans la balance au moment de voter. Quiconque sera élu à la tête de la province pour les quatre prochaines années aura la responsabilité de veiller à ce que les besoins des Québécois en matière d’habitation demeurent atteignables à long terme », conclut St-Pierre.

Consultez le tableau de données pour plus d’information et de renseignements générationnels :


Les résidents du Québec se rendront aux urnes le 5 octobre. Vous pouvez consulter la plateforme électorale de chacun des principaux partis politiques ici : Coalition Avenir Québec (CAQ), Parti Québécois (PQ), Québec solidaire (QS), Parti libéral du Québec (PLQ), Parti conservateur du Québec (PCQ).


1 Burson a utilisé le panel en ligne Léger Opinion pour sonder 1 000 résidents du Québec âgés de 18 ans et plus entre le 2 septembre et le 9 septembre 2026. Une pondération a été appliquée afin d’assurer une représentation équitable selon l’âge, le sexe et les régions du Québec, sur la base des chiffres du recensement de 2021. Aucune marge d’erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste (c’est-à-dire un panel Web dans ce cas). À titre comparatif, un échantillon probabiliste de 1 000 répondants aurait une marge d’erreur de ±3 %, 19 fois sur 20.