Le marché canadien de l’habitation demeure stable en février 2026 : l’ACI
17 mars 2026
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Le marché canadien de l’habitation a continué de tourner au ralenti en février 2026, s’inscrivant dans la foulée du calme observé en début d’année, selon le plus récent rapport de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Les ventes et les nouvelles inscriptions ont toutes deux reculé d’un mois à l’autre, illustrant un marché qui cherche son équilibre tout en progressant à un rythme plus modéré.
« Février, le faible niveau d’activité enregistré en janvier s’est maintenu, bien que certains signes indiquent une accélération vers la fin du mois », a déclaré Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI, dans le rapport. « L’année 2026 devrait ultimement être marquée par la demande refoulée des premiers acheteurs qui trouveront enfin l’occasion d’intégrer le marché. Ils ont attendu longtemps que les taux hypothécaires atteignent enfin leur point de stabilisation, mais certains continueront sans doute de patienter jusqu’à ce que les prix fassent de même dans certains marchés de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. »
Recul des ventes et des inscriptions
Les ventes résidentielles ont fléchi de 1,3 % par rapport à janvier, prolongeant la tendance à la baisse amorcée en début d’année. Sur une base annuelle, l’activité était de 8,1 % inférieure à celle de février 2025, confirmant un contexte de demande plus tempérée.
Les nouvelles inscriptions ont également diminué, chutant de 3,9 % d’un mois à l’autre, annulant ainsi la légère hausse enregistrée en janvier. Comme l’offre a diminué plus rapidement que les ventes, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a légèrement grimpé pour atteindre 47,6 %, contre 46,4 % en janvier. Ce chiffre demeure dans la fourchette typique d’un marché équilibré, bien qu’il soit inférieur à la moyenne à long terme de 54,8 %.
« L’activité sur le marché de l’habitation est restée lente en février, particulièrement dans le secteur ontarien situé entre Windsor et Toronto », a souligné Valérie Paquin, présidente de l’ACI. « Cela dit, le véritable coup d’envoi n’est généralement donné qu’autour du mois d’avril ; il est donc encore temps de se préparer à acheter ou à vendre cette année. »
Des stocks conformes aux tendances à long terme
À la fin de février, on comptait 151 850 propriétés inscrites sur les systèmes MLSMD canadiens. Cela représente une augmentation de 3,7 % par rapport à l’année précédente, même si les niveaux d’inventaire demeurent 12,3 % sous la moyenne à long terme pour cette période de l’année.
Le nombre de mois d’inventaire est demeuré stable à cinq, sans changement par rapport à janvier, ce qui concorde avec les normes historiques. Bien que cela suggère des conditions équilibrées à l’échelle nationale, ce chiffre masque d’importantes disparités régionales, peu de marchés se situant précisément à ce niveau.
Stabilité du prix des propriétés
L’Indice des prix des propriétés MLS MD (IPP) global et national a reculé d’à peine 0,6 % d’un mois à l’autre en février, une baisse moins marquée qu’en janvier, mais qui témoigne tout de même des ajustements de prix en cours. Comparativement à février 2025, l’indice est en baisse de 4,8 %, les reculs enregistrés en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario venant contrebalancer les gains réalisés dans d’autres régions.
Malgré ces fluctuations, le prix moyen national d’une propriété est demeuré pratiquement inchangé à 663 828 $, soit une baisse de seulement 0,2 % sur un an. Cette stabilité souligne à quel point les variations des marchés locaux s’équilibrent à l’échelle du pays.