Concerned shopper analyzing expensive grocery bill

Ces jours-ci, de nombreux Canadiens mettent leurs plans d’achat de propriété sur pause afin de réévaluer leur situation financière, espérant que les prix des maisons continuent de diminuer. Depuis le début de l’année 2022, la hausse du coût de la vie (incluant des taux d’intérêt plus élevés et l’inflation), a poussé près d’un Canadien sur cinq (19 %) à remettre à plus tard l’achat d’une propriété ou à réduire l’importance accordée à un tel projet selon les résultats d’un récent sondage de Royal LePage mené par Léger. En examinant les répondants en fonction de leur âge, on constate que le nombre de personnes âgées de 18 à 34 ans qui ont affirmé avoir reporté l’achat d’une propriété depuis le début de l’année (29 %) est bien supérieur à cette moyenne.   

Plus tôt ce mois-ci, la Banque du Canada a augmenté son taux directeur pour la cinquième fois cette année. Bien que la politique monétaire ait entraîné une baisse du prix des propriétés au cours des cinq derniers mois, le coût des biens de consommation, dont les aliments et le carburant, continue d’augmenter. En même temps, la hausse des taux d’intérêt complique l’obtention d’un prêt hypothécaire. 

« Depuis que le coût d’emprunt a commencé à grimper au mois de mars, une grande partie des acheteurs de propriétés ont dû mettre leurs plans sur pause. Alors que le coût de la vie a augmenté, les Canadiens économisent moins et dépensent plus d’argent sur les services, tels les voyages et les divertissements, qu’ils ne le faisaient durant le confinement pandémique », déclare Karen Yolevski, chef des opérations, Services immobiliers Royal LePage ltée.

Une proportion de 40 % de ceux qui ont mis sur pause l’achat d’une propriété indiquent qu’ils prévoient toujours d’acheter à une date ultérieure. Les 60 % restants, quant à eux, ont dû mettre leurs plans en suspens pour une durée indéterminée. 

« Dans les marchés les plus dispendieux du pays, soit Toronto et Vancouver ainsi que leurs environs, une partie du nombre d’acheteurs en attente ajoute de la pression sur le marché locatif. Cependant, bon nombre de ces acheteurs devraient réintégrer le marché de l’immobilier une fois que les taux d’intérêt se seront stabilisés et que la confiance des acheteurs reviendra, » ajoute Mme. Yolevski.


1Un sondage en ligne effectué auprès de 1 565 résidents canadiens âgés de 18 ans ou plus a été réalisé entre le 9 et le 11 septembre 2022, à l’aide du panel en ligne de Léger. Aucune marge d’erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste (c.-à-d. un panel Web dans ce cas). Cependant, aux fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1 565 répondants aurait une marge d’erreur de ± 2,5 %, 19 fois sur 20.