Après une année marquée par l’incertitude économique et les changements politiques des deux côtés de la frontière, 2026 s’annonce comme une véritable réinitialisation pour le marché immobilier canadien. Une offre accrue, des coûts d’emprunt plus bas et une concurrence apaisée devraient progressivement ramener davantage d’acheteurs à déposer des offres au cours de l’année à venir.
Selon les prévisions de Royal LePage, le prix de l’agrégat1 d’une propriété devrait rester relativement stable, n’augmentant que de 1,0 % par rapport à la même période de 2025 pour atteindre 823 016 $ au quatrième trimestre de 2026. Le prix médian d’une maison unifamiliale détachée devrait augmenter de 2,0 % pour s’établir à 876 934 $, tandis que le prix médian pour un appartement en copropriété devrait diminuer de 2,5 % pour atteindre 563 918 $.2
« Des fondamentaux solides du marché, comprenant des taux d’intérêt plus bas, une offre accrue et une concurrence réduite, ont créé un environnement plus favorable pour les consommateurs », déclare Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. « Les personnes accédant à la propriété pour la première fois et ceux qui recherchent dans les régions les plus chères du pays ont une rare opportunité de concrétiser leurs projets d’accession à la propriété à des prix réduits. Bien que nous ne nous attendions pas à un rebond marqué, cette abordabilité améliorée rétablira la confiance du marché tant chez les acheteurs que chez les vendeurs, ouvrant la voie à une croissance des prix plus durable, bien que modeste, en 2026. »
La Banque du Canada met fin à son cycle de baisses de taux
En 2025, la Banque du Canada a réduit quatre fois son taux directeur, le ramenant ainsi à son niveau actuel de 2,25 %. Après un cycle de baisses des taux de 18 mois, qui a suivi un sommet en deux décennies, la Banque cherche dorénavant à soutenir une économie en perte de vitesse, tout en gardant l’inflation sur une trajectoire viable. La plupart des économistes s’attendent à ce que la Banque n’effectue de nouvelles baisses qu’en cas de faiblesse économique importante, alors que le Canada continue de naviguer dans les tensions commerciales avec les États-Unis.
« Les taux hypothécaires ne sont plus le problème majeur. Les coûts d’emprunt se sont stabilisés à un niveau qui favorise une saine activité de marché. Les acheteurs peuvent aller de l’avant sans craindre de passer à côté de conditions plus favorables à l’avenir. Cette clarté à elle seule libérera la demande », conclut M. Soper.
Selon un récent sondage de Royal LePage, mené par Burson, 28 % des Canadiens qui louent actuellement disent avoir envisagé d’acheter une propriété plutôt que de louer avant de signer ou de renouveler leur bail actuel.3 Lorsqu’on leur a demandé quels facteurs avaient influencé leur décision de louer, 40 % des répondants ont déclaré qu’ils attendaient une baisse du prix des propriétés et 29 % qu’ils attendaient une nouvelle baisse des taux d’intérêt. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.
De nouvelles initiatives gouvernementales pourraient dynamiser le marché immobilier
« Pour 2026, les fondamentaux clés du marché sont orientés dans la bonne direction. Des sondages récents indiquent que les Canadiens sont satisfaits du leadership politique, ce qui ouvre la voie à des progrès indispensables en matière de politique du logement, » note M. Soper. « Le budget fédéral de 2025 a jeté des bases importantes, allant des engagements de financement dans le cadre du programme Maisons Canada aux grands projets d’infrastructure, mais le véritable défi sera de voir avec quelle efficacité ces mesures seront mises en œuvre au cours de l’année à venir. Si Ottawa tient ses engagements, 2026 pourrait être l’année où nous commencerons à voir des initiatives promises de longue date se transformer en progrès concrets pour l’industrie immobilière canadienne. »
Lancée en septembre dernier, Maisons Canada est la nouvelle agence fédérale responsable de la construction, du financement et de la gestion de projets de logements abordables. Dans le cadre de sa première initiative, six terrains publics du portefeuille de la Société immobilière du Canada ont été réservés pour la construction de 4 000 maisons fabriquées en usine.
« 2026 sera une année de transition pour le marché canadien du logement, alors qu’une abordabilité améliorée et une concurrence moins féroce continuent de favoriser les acheteurs. Nous prévoyons une reprise progressive de l’activité au cours des prochains mois et, si le marché printanier coïncide avec une stabilisation des conditions économiques et commerciales, la confiance des acheteurs pourrait aussi se renforcer. »
« Le marché immobilier canadien repart de l’avant, » conclut M. Soper. « Des conditions améliorées attirent de nouveau les acheteurs, étape par étape. Le réajustement est derrière nous, maintenant, nous bâtissons. »
Consultez le communiqué de Royal LePage des prévisions de 2026 pour plus de renseignements sur les tendances régionales et nationales.
Points saillants du communiqué de presse :
- Le prix de l’agrégat d’une propriété dans les grandes régions de Toronto et de Vancouver devrait respectivement connaître une baisse de 4,5 % et de 3,5 %, tandis que dans la région du Grand Montréal, une hausse de 5,0 % est attendue.
- De toutes les grandes régions, Québec est, une fois de plus, la ville où les plus importants gains sont attendus en 2026, le prix de l’agrégat d’une propriété devant augmenter de 12,0 %.
- Au cours de la même période, le prix des propriétés devrait augmenter de 4,0 % à Regina, où la demande continue d’être robuste et l’offre limitée, tandis qu’il devrait connaître une hausse d’au plus 2,0 % à Ottawa, Calgary, Edmonton, Halifax et Winnipeg.
1L’agrégat des prix de Royal LePage est calculé en utilisant la moyenne pondérée de la valeur médiane de tous les types de propriétés étudiés.
2Les données sur les prix, qui comprennent la revente et les nouvelles constructions, sont fournies par RPS Solutions, une entreprise d’évaluation canadienne de premier plan. Les prévisions des prix reflètent les projections au quatrième trimestre de 2026 comparativement au quatrième trimestre de 2025.
3Malgré la baisse des prix et des taux d’intérêt, de nombreux locataires continuent de mettre en pause leur projet d’accession à la propriété, 19 juin 2025.