Le marché immobilier québécois reprend enfin son souffle
Comment la prudence financière et la patience des acheteurs rétablissent l'équilibre du marché
14 juillet 2026
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Si le deuxième trimestre est habituellement la période la plus active de l’année pour le marché résidentiel, l’heure est au virage en 2026 au Québec. Fini la course aux surenchères et la surchauffe des dernières années : le marché entre dans l’ère des décisions calculées.
Selon les plus récents résultats de l’Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage publiée aujourd’hui, le marché immobilier du Québec a complété le deuxième trimestre de 2026 en affichant des dynamiques contrastées d’une région à l’autre, oscillant entre une vigueur soutenue et des signes évidents de ralentissement. Bien que le prix de l’agrégat continue d’enregistrer des croissances positives sur une base annuelle dans l’ensemble des principaux centres économiques, les résultats sur une base trimestrielle révèlent un essoufflement dans certaines régions. Cette tendance est marquée par de légers reculs de la valeur des propriétés dans les secteurs en périphérie du Grand Montréal, signalant le grand retour des cycles saisonniers traditionnels et une baisse de la surchauffe qui caractérisait les dernières années.
« Le deuxième trimestre de 2026 confirme l’amorce d’une stabilisation progressive du marché immobilier au Québec », déclare Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, Royal LePage. « Bien que la demande maintienne les prix à la hausse sur une base annuelle, la prudence financière des acheteurs installe tranquillement une transition vers l’équilibre. Cela est particulièrement flagrant sur le marché de la Ville de Québec, qui avait jusqu’à maintenant enregistré des hausses de prix chaque trimestre au cours des dernières années. »
Le prix de l’agrégat1 d’une propriété dans la province de Québec a augmenté de 3,8 % au deuxième trimestre de 2026 pour atteindre 487 500 $ par rapport à la même période de l’année précédente. Sur une base trimestrielle, le prix de l’agrégat dans la province a enregistré une augmentation de 2,9 %. En ce qui concerne les différents types de logements, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée au Québec a grimpé de 3,7 % sur un an pour s’élever à 524 900 $, tandis que celui d’un appartement en copropriété a enregistré une hausse de 2,2 % pour atteindre 407 700 $ au cours de la même période.
« Cette stabilisation du marché pousse les acquéreurs à remplacer l’urgence par une prise de décision calculée. Nous avons conséquemment constaté au cours du deuxième trimestre une décroissance des surenchères et des offres multiples ainsi qu’une augmentation du nombre d’annulations après inspection. Prudents, les acheteurs refusent les achats impulsifs et ciblent les propriétés « clés en main », préférant payer une prime plutôt que d’assumer l’imprévisibilité et le coût de rénovations majeures », ajoute St-Pierre.
À l’échelle du Canada, le prix de l’agrégat d’une propriété a diminué de 1,4 % d’une année à l’autre au deuxième trimestre de 2026, s’établissant à 814 900 $. Sur les principaux marchés du pays, le prix de l’agrégat à Toronto et Vancouver a respectivement enregistré une baisse de 4,6 % et de 4,5 %, mais a néanmoins montré des signes de stabilisation sur une base trimestrielle.
L’activité du marché devrait ralentir cet été, en raison d’un changement saisonnier qui incite les acheteurs à la prudence
Pour la période estivale, Royal LePage anticipe une stabilisation globale de l’activité. Le marché devrait connaître un rythme plus calme, propice à une pause nécessaire après la folle course des dernières années. Les prix vont globalement se maintenir ou progresser de façon modérée, bien que de légères corrections à la baisse soient anticipées à court terme pour le segment des condos montréalais.
« L’approche de l’automne, cependant, appelle à la vigilance. Au niveau local, les prochaines élections provinciales et les coupes budgétaires dans la fonction publique ont conduit à une révision prudente des prévisions de croissance de la ville de Québec pour la fin de l’année 2026. Malgré ces facteurs, la rareté de l’offre continuera de préserver fermement la valeur de l’immobilier québécois. »
Faits saillants du 2e trimestre :
- Au deuxième trimestre de 2026, le prix de l’agrégat dans le Grand Montréal a augmenté de 4,9 % sur un an pour atteindre 650 500 $.
- La dynamique exceptionnelle observée à Québec commence à s’essouffler ; la région enregistre une baisse des prix d’un trimestre à l’autre pour la première fois depuis plus de trois ans.
- Pour la période estivale, Royal LePage anticipe une stabilisation et un rythme plus calme où les acheteurs privilégient les propriétés « clés en main » tout en affichant une grande prudence à l’approche de l’automne.
1L’agrégat des prix est calculé à partir de la moyenne pondérée de la valeur médiane de tous les types de propriétés étudiés. Les prix provinciaux ont été mis à jour pour inclure toutes les régions de la province et peuvent par conséquent différer des rapports précédents. Les données sont fournies par RPS Solutions pour propriétés résidentielles et comprennent les transactions du marché de la revente ainsi que les nouvelles constructions.